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Dialogue avec le patron de l’AFSCA

lundi 11 mai 2015, par Klaude Charlier

Monsieur Herman Diricks, nouvel administrateur délégué. En fonction depuis le 1er mai 2014, accorde une interview sur sa vision de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire.

Vous voilà officiellement nommé en qualité
d’Administrateur délégué de l’AFSCA.
Quel genre de manager êtes-vous ?

Un style de management ne peut malheureusement
pas se résumer en un seul mot. L’AFSCA a reçu du
législateur la mission de veiller à la sécurité alimentaire
et de protéger la santé. Un objectif social pertinent et
très important qui implique que nous devons toujours
penser et travailler en restant axés sur le résultat.
Afin de parvenir à concrétiser cet objectif général, nous
l’approfondissons dans nos plans de management en
tant qu’objectifs stratégiques et opérationnels. Il n’est
possible de les atteindre qu’avec des collaborateurs
motivés à tous les niveaux de l’Agence. J’estime donc
qu’il est au moins aussi important de créer un environnement
de travail qui permette cette atmosphère et où
les collaborateurs se sentent valorisés et respectés.
Je crois également en la fonction d’exemple que
doivent assurer les managers en général. Saisir chaque
occasion pour montrer notre professionnalisme, placer
l’intégrité en haut de la liste de nos priorités, veiller à ce
que tous les acteurs soient traités de manière juste et
raisonnable et agir en toute transparence.

Existe-t-il des éléments dans le fonctionnement de
l’AFSCA que vous voulez transformer de manière
radicale ou s’agit-il plutôt d’un changement
d’orientation ? (En d’autres termes, quelle direction
voulez-vous prendre avec l’AFSCA ?)

Aucun changement radical n’est nécessaire étant
donné que, comme tout le monde s’accorde à le dire,
l’Agence fonctionnait déjà correctement et est toujours
efficace. Cela ne signifie toutefois pas qu’il n’y ait plus
de place pour l’amélioration, que nous ne devons pas
rester attentifs aux besoins de la société. L’Agence
doit donc continuer à évoluer mais la direction prise
est déterminée en concertation avec toutes les parties
prenantes, aussi bien internes qu’externes. Nous
procédons régulièrement à des enquêtes du personnel,
des consommateurs et des représentants des différents
secteurs. Nous tiendrons sans aucun doute compte des
résultats.
Plus encore que par le passé, nous agirons sur le trajet
qui précède un contrôle. Une bonne réglementation,
une communication claire à destination des opérateurs,
certainement les starters, ainsi que l’utilisation
de guides en font partie. Nous avons besoin d’une
stratégie globale qui intègre les initiatives nouvelles et
existantes.

Cela a-t-il un impact sur la manière dont l’AFSCA
communique avec les groupes cibles ? Quel groupe
cible demande le plus d’efforts ?

La communication est précisément l’un de ces
domaines sur lesquels d’importants progrès peuvent
encore être réalisés. L’amélioration de la communication
interne et externe est, plus que jamais, à l’ordre du
jour. Les groupes cibles les plus difficiles à toucher sont
les entrepreneurs indépendants, suivis de près par les
petites et moyennes entreprises . C’est à ce niveau que
nous agirons au cours des prochaines années.

Quelle est, selon vous, actuellement la priorité
concernant le fonctionnement de l’AFSCA ?

Élaborer un Business Plan qui soit à la fois ambitieux et
réaliste, qui soit supporté par nos stakeholders. Il doit
constituer le fil conducteur permettant de raliser les
missions au moyen d’une politique efficiente.

Au cours de ces dernières années, l’AFSCA a dû faire
race à un climat économique défavorable.
Comment cela va-t-il évoluer à votre avis ?

Sans aucun doute, des efforts seront encore sollicités et
nous collaborerons de manière loyale. Je pars volontiers
du principe que nous conserverons les ressources
nécessaires afin de nous permettre de continuer à remplir
nos missions. Par le passé, nous avons travaillé dur
afin de déployer efficacement les moyens disponibles,
cela signifie que la marge de manœuvre est particuliè-
rement mince sans une réduction des activités .